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Histoire

Les débuts de Ringier
1833 - 1911
 
1833
La relation entre Ringier et l’impression commence
En 1833, le fils de pasteur Johann Rudolf Ringier achète une imprimerie à Zofingue. Pendant les 40 années suivantes, il imprime principalement des bulletins officiels, des programmes scolaires et des discours pour des exécutions, notamment le Zofinger Wochenblatt, qui devient l’organe de publication officiel de la ville.
 
1874
De la presse manuelle à la presse rapide
Après le décès de Johann Rudolf Ringier en 1874, l’entreprise est reprise par son fils Franz Emil. Rapidement, celui-ci investit 6000 francs dans une presse rapide d’occasion de la marque Johannisberger, ce qui représente une fortune à cette époque! Mais l’investissement en vaut la peine: les commandes d’impression se multiplient, de même que les imprimés commerciaux et les partitions.
En 1885, Ringier abandonne le Zofinger Wochenblatt: Ringier a compris trop tard les nouvelles exigences des lecteurs qui veulent lire des informations plutôt que des annonces, ce qui n’a pas du tout été le cas de ses concurrents.
 
1898
Un petit jeune reprend le sceptre
Plein d’optimisme et d’ardeur, Paul August Ringier, âgé d’à peine 22 ans, reprend l’imprimerie. Son père, Franz Emil, est décédé subitement d’une crise cardiaque. L’imprimerie qu’il laisse à son fils est techniquement en bonne santé, mais faible en matière d’édition. Ringier entame une coopération avec le plus grand concurrent de la région, August Francke.
En 1900, grâce à des transactions adroites et à son goût du risque en matière d’investissements, Paul August Ringier devient associé dans la Schweizerische Allgemeine Volkszeitung. Le journal se caractérise par un papier légèrement teint en rose, une astuce marketing géniale: le journal est unique.
 
1902
Nouveau site à Zofingue
En 1902, Ringier fusionne avec l’imprimerie alliée, fonde une nouvelle société anonyme et trouve un nouveau site à Zofingue. Seulement cinq ans plus tard, Paul August Ringier reprend toute l’imprimerie, y compris le journal, et s’agrandit ainsi considérablement.
 
1911
La Schweizer Illustrierte Zeitung (SI) paraît pour la première fois
Richement illustrée et produite avec un soin particulier, le journal est un mélange d’actualités, d’affaires de mœurs et d’histoire de la Suisse, de sorte qu’il plaît au public. Le moment ne pourrait être mieux trouvé: quand la Première Guerre mondiale éclate en 1914, des milliers de Suisses allemands ne veulent plus entendre parler de l’illustré allemand. En l’espace d’un an, SI double son lectorat et compte désormais 43 000 lecteurs. Dans le même temps, l’entreprise fait l’acquisition de la première rotative pour l’impression en héliogravure de Suisse. Une innovation technique révolutionnaire pour la branche, car elle peut imprimer des images et du texte en une même opération; et elle est développée en grande partie par Paul Ringier lui-même.
Ringier devient le plus grand éditeur de Suisse
1921 - 1969
 
1921
Le divertissement pour tous
Dix ans après le premier numéro de la Schweizer Illustrierte Zeitung (SI), Ringier publie L’illustré, son pendant français. C’est le début de l’activité de Ringier en Suisse romande. Un an plus tard, en 1922, l’Unterhaltungsblätter (RUB) de Ringier paraît pour la première fois. Connue pour la couleur de ses pages et sa reliure dorée, la publication apporte à la population des actualités rares et farouchement exemptes de contenu politique, assaisonnées de petites histoires et de nouvelles. Pendant des décennies, le RUB reste l’un des succès financiers et éditoriaux les plus grands et les plus stables de l’entreprise Ringier.
 
1950
Les premières directives journalistiques sont rédigées en 1950
Le credo journalistique de 1950 est une sorte de code déontologique, dont certaines parties figurent aujourd’hui encore dans le code de conduite de Ringier. Le code a été rédigé par le rédacteur en chef de l’époque de la Schweizer Illustriete, Werner Meier.
 
1959
Le Blick paraît, indigne et enchante
Sous la devise «Tu peux tout faire sauf ennuyer», le Blick paraît pour la première fois en 1959. En tant que premier magazine à sensation, il raconte des histoires d’une façon totalement différente de tous les autres journaux suisses qui existaient jusqu’alors. Le nouveau journal se montre innovant, avec une ligne téléphonique pour les conseils aux lecteurs, baptisée «der heisse Draht» (littéralement «le fil chauffant»), et un concept rédactionnel américain inédit: le journal est produit à la périphérie du quartier des banques de Zurich, dans un système de newsroom qui occupe deux appartements de trois pièces. Par manque de place, le labo photo se trouve dans la salle de bain. Le premier numéro du Blick suscite de l’effervescence: un mélange de sensationnel, de succès et d’agressivité envahit le pays. Le Conseil fédéral répond aux questions parlementaires qu’il ne peut malheureusement rien faire contre ce nouveau type de journal, et retire en catimini à Ringier les importantes commandes d’impression pour les annuaires téléphoniques. La Fédération des éditeurs exige des CFF qu’ils interdisent la vente du BLICK dans les kiosques des gares. Mais aux kiosques, la population rend son propre verdict: deux ans plus tard, le BLICK a déjà un tirage de 97 727 exemplaires et il est le deuxième journal de Suisse.
 
1960
Hans Ringier devient directeur général
Son père, Paul August Ringier, décède à l’âge de 84 ans. Il dirige la Maison de la presse de façon bourrue et en patriarche, mais avec beaucoup de succès. Pendant ses 50 ans à la tête de Ringier, il transforme l’imprimerie régionale en entreprise de médias d’envergure nationale. Quand son fils unique Hans reprend l’entreprise, son effectif compte désormais 2000 collaborateurs.
 
1963
Le «Blick» tue le Pape
– sur papier: Pour s'assurer que le décès du pape XXIII mourant soit annoncé à temps, l'équipe de rédaction produit deux versions imprimées. Mais la moitié des journaux sont accidentellement imprimés avec l'annonce de la mort du pape – même s'il vit un jour de plus. Une mésaventure qui entre dans l'histoire.
 
1967
Ringier se lance dans la vidéo
La petite entreprise privée de production cinématographique, Rincovision, fournit du matériel cinématographique à la Maison de la presse et prend en charge les commandes externes de production.
 
1969
Le SonntagsBlick paraît pour la première fois
Il est alors le tout premier journal dominical de Suisse. Tandis que, la semaine, le Blick fait état de la dureté et de la méchanceté du monde, le SonntagsBlick présente à ses lecteurs les côtés plus gais et les plaisirs de la vie.
Ringier se transforme en groupe de presse moderne.
1973 - 1986
 
1973
Les nouveaux compagnons de Ringier
Le groupe fait l’acquisition de l’éditeur lucernois C.J. Bucher AG, avec le journal Luzerner Neuste Nachrichten LNN, qui deviendra la Neue Luzerner Zeitung deux décennies plus tard. Outre des conquêtes techniques, des changements marquants interviennent aussi dans le personnel: Hans Ringier se sépare d’Heinrich Brunner et nomme Heinrich Oswald délégué du conseil d’administration et président de la direction du groupe Ringier.
Frank A. Meyer rejoint la Schweizer Illustrierte comme correspondant au Palais fédéral. Au fil des années, il devient l’un des plus importants journalistes de l’entreprise et il toujours présent aujourd’hui comme conseiller de la direction du groupe et président du Conseil de fondation.
 
1974
La première école suisse pour les journalistes ouvre ses portes
La Villa Römerhalde à Zofingue, propre domicile de Paul Ringier, est transformée en école. Avec la «Jouschu», comme il l’appelle, Ringier veut apporter une contribution à la qualité du travail journalistique et offre à une petite classe de choix un mélange de cours groupés et de travail journalistique pratique à la rédaction. Aujourd’hui encore, l’école de journalisme de Ringier est la seule institution privée de formation au journalisme et elle a été fréquentée par des grands noms des médias, comme Michael Ringier, Marc Walder et bien d’autres.
 
1977
La chance à la poste et à Seefeld
SAVZ devient Glückspost: l’ancienne Schweizerische Allgemeine Volkszeitung est renommée et restructurée. Le plus ancien titre de Ringier se focalise sur les personnalités et le divertissement et il fournit des conseils aux lecteurs. Parallèlement, Ringier inaugure un centre d’impression offset moderne à Adligenswil (LU); le Blick peut enfin être imprimé sur les propres machines de Ringier. Un an plus tard, la nouvelle Maison de la presse ouvre ses portes à la rue Dufour 23 à Zurich. La Maison se trouve dans la couronne urbaine de la branche de l’édition et de la communication, en plein cœur de la métropole émergente de Zurich.
 
1982
Entrée dans le monde du divertissement cross-média
Ringier devient actionnaire majoritaire de l’organisateur de concerts Good News. Les activités au-delà des frontières de l’édition sont couronnées de succès. Good News devient vite leader dans le marché prospère de l’organisation de concerts et de festivals. Malgré tout, en 1983, le chef du groupe Heinrich Oswald est contraint de prendre sa retraite. Peter Schneeberger devient le nouveau président de la direction.
 
1984
Ringier exploite l’une des entreprises productrices de vidéos les plus appréciées de Suisse
La nouvelle société de télévision locale, Zürivision, naît de la coopération avec la propre entreprise de production cinématographique Rincovision et sera ensuite rebaptisée Ringier TV.
 
1985
Une nouvelle génération
Hans Ringier transmet la responsabilité de la gestion à ses fils Christoph (président du conseil d'administration) et Michael (directeur général), le Dr Peter Schneeberger se retire.
 
1986
La révolution de l'image
Le traitement électronique des images à Adligenswil est mis en service. Une sensation technique: des pages complètes de journaux sont transmises par satellite pour la première fois en Suisse.
Vers les nouveaux marchés et les nouveaux médias
1987 - 2000
 
1987
Un premier pas vers l’Asie
Times-Ringier (HK) Ltd. est le nom de la nouvelle imprimerie à Hong Kong, née de la coopération avec Times Publishing Co., basée à Singapour. Elle se forge rapidement une très bonne réputation dans l’impression de magazines. En 2011, Ringier vend l’imprimerie à la société Hong Kong Economic Times Holding Ltd.
 
1989
Un nouveau magazine révolutionne le monde de l’économie
Michael Ringier devient président du conseil d’administration et prend ainsi la tête de l’entreprise. Un an plus tard, son frère Christoph Ringier quitte l’entreprise pour rejoindre la direction du groupe. En Suisse, Ringier travaille avec Schweizer Fernsehen et, jusqu’en 2012, produit sous le label Presse-TV les émissions Cash-TV, Spotlights, MotorShow et Gesundheit Sprechstunde.
Mais c’est Cash qui crée la surprise: le magazine associe des sujets économiques à un style bien particulier et il ouvre les portes de nouveaux marchés. Un an plus tard, Ringier lance le magazine à l’étranger. Et alors que, pendant ce temps à Adligenswil, Ringier devient la plus grande imprimerie moderne de journaux d’Europe, l’éditeur produit en République tchèque le premier numéro du Cash tchèque, sous le nom de Profit.
 
1991
Un nouveau journal à Lausanne
En 1991, trois poids lourds de la presse suisse, Edipresse (ancien éditeur de la quasi-totalité des produits éditoriaux de Suisse romande, notamment 24 heures, Le Matin, Tribune de Genève), Ringier et Publicitas, lancent ensemble le journal de référence Le Nouveau Quotidien à Lausanne. Le rédacteur en chef est Jacques Pilet.
 
1995
Ringier se mêle aux cuisiniers
La marque culinaire culte Betty Bossy est rachetée par l’éditeur. Depuis, elle est publiée avec succès en Chine au format vidéo sous le nom de Betty’s Kitchen. La marque suisse est vendue à Coop en 2012.
 
1996
Naissance des premiers sites Internet
Avec Blick online et Cash online, Ringier fait ses premiers pas sur Internet et l’entreprise crée son premier site Web.
Un nouveau souffle est aussi donné à la Schweizer Mediendatenbank, qui est créée avec Tamedia et SRG.
Parallèlement, Michael Ringier introduit une nouvelle structure pour le groupe, dont il prend la tête comme directeur opérationnel, puis comme directeur journalistique et délégué du conseil d’administration. Un an plus tard, Ringier Print Adligenswil et Zofingue sont dirigées comme des entreprises indépendantes.
 
1998
Fondation du Temps
Après négociations, les éditeurs du Journal de Genève, affaibli économiquement, et du Nouveau Quotidien, qui connaît aussi une situation financière difficile, trouvent un accord et fusionnent les deux journaux, créant un nouveau journal sous le nom Le Temps. La nouvelle société d’édition est détenue à 89,4% par ER Publishing, qui appartient elle-même pour moitié à Edipresse et Ringier. Le banquier genevois Claude Demole, très engagé dans l’édition, détient 6,1% des parts, la Société des Rédacteurs et du Personnel du Monde 2,4% et la Société éditrice du Monde 2,1%. Plus tard, Demole cède 3,1% à ER Publishing.
 
2000
La Hongrie rejoint la maison d’édition
Ringier rachète à l’entreprise Marquard Media l’éditeur hongrois Magyar Hirlap Rt. et devient l’éditeur du deuxième plus important journal à sensation hongrois et du journal de référence Magyar Hirlap, ainsi que le fier propriétaire d’une imprimerie.
Ringier aujourd’hui: international, multimédia, diversifié
2003 - 2019
 
2003
Hans Ringier décède à 97 ans
Son fils Michael Ringier devient président du conseil d’administration de Ringier Holding SA, Martin Werfeli devient CEO du groupe Ringier. Le portefeuille s’enrichit des magazines féminins Bolero et Edelweiss.
 
2004
Naissance de Swissprinters
Le groupe détient toutes les imprimeries n’ayant aucun rapport avec les journaux des deux partenaires du groupe NZZ, Edipresse et Ringier. Pendant ce temps en Allemagne, Ringier lance Cicero, un luxueux magazine de culture politique. Le magazine culturel allemand Monopol rejoint ensuite le portefeuille. En Europe de l’Est, le groupe poursuit son développement en Roumanie, en Slovaquie et en République tchèque avec la reprise de parts dans l’éditeur Gruner+Jahr. En Serbie, le Blick serbe est lancé sous le nom de Blic, suivi un an plus tard du quotidien gratuit 24sata.
 
2007
Ringier développe son secteur du divertissement
et reprend 51% de Radio Energy à Zurich, ainsi que Radio BE1 à Berne. Trois ans plus tard, BE1 devient Radio Energy Bern sur la même fréquence et, en 2012, Ringier prend des parts dans Radio Basel avec NRJ Group Paris; Energy Basel est lancée le 13 janvier. En février 2007, Ringier rachète 49,9% de Scout24 Suisse SA, un réseau suisse de places de marché en ligne dérivé de la société Xmedia SA, fondée en 1996 par Daniel Grossen. En 2004, la part dans Scout24 détenue par Beisheim Holding est cédée au groupe Deutsche Telekom. Début avril 2007, Daniel Grossen quitte la direction de l’entreprise et l’ancien directeur commercial, Olivier Rihs, devient le nouveau CEO. Depuis 1998, le siège de Scout24 Suisse Holding est à Flamatt (FR). En Europe de l’Est, la République tchèque et la Serbie développent leur activité de publishing: c’est le lancement des quotidiens Aha! et ALO!.
 
2008
Naissance d’un journal gratuit
Ringier est présente depuis 175 ans et célèbre cet anniversaire dans tous les pays, en Suisse avec une exposition et deux grands événements (une fête pour les collaborateurs et une pour des invités extérieurs) au KKL de Lucerne. Le journal gratuit Blick am Abend est lancé le 1er juin. Il est alors le premier et le seul journal du soir de Suisse. En novembre 2008, Ringier reprend la plate-forme commerciale en ligne Geschenkidee.ch. Le portail avait été créé en 2002. Au Vietnam, la société Nhat Viet Group rejoint le portefeuille de Ringier. Le portail réunit toutes les activités en ligne du pays. Le CEO Martin Werfeli annonce fièrement que 8,5% du chiffre d’affaires est généré par les médias électroniques. L’objectif: atteindre 10% d’ici fin 2010.
 
2010
La Suisse reçoit sa première newsroom
Les rédactions de Blick, SonntagsBlick, Blick am Abend et Blick.ch ainsi que la web-TV sont rassemblées dans la plus vaste et plus moderne rédaction du pays. Avec Axel Springer, Ringier fonde la grande joint-venture Ringier Axel Springer Media SA et regroupe les activités commerciales en République tchèque, Serbie, Pologne et Slovaquie sous l’égide de Ringier Axel Springer Media SA. Pendant ce temps, Ringier lance au Vietnam la nouvelle édition internationale ELLE Vietnam avec l’entreprise de médias française Lagardère Active.
 
2011
Ringier redécouvre le pays, connaît une expansion et se développe
C’est le lancement du magazine LandLiebe. Le magazine trimestriel est dédié à la fascination et à la nostalgie d’une société mondialisée envers un plus grand attachement à la campagne et au romantisme. Face au succès rencontré, le format est complété par LandLiebe TV et LandLiebe Radio. En Suisse, jamais auparavant un magazine payant n’avait connu un tel succès en si peu de temps. Sur le modèle de la newsroom du groupe Blick à Zurich, d’autres newsrooms sont implantées à Belgrade, Bucarest et Prague. Le 12 avril, Ringier lance the collection: le premier magazine monothématique sur tablette au monde. Thème du premier numéro: «Le Prince William: porteur de tous les espoirs de la monarchie britannique». L’activité numérique s’enrichit de participations dans la plate-forme d’achats groupés DeinDeal.ch. Dans le secteur Entertainment, Ringier fusionne avec la plus grande entreprise internationale de marketing sportif Infront Sports & Media SA sous le nom InfrontRingier - Sports & Entertainment Switzerland SA. En Roumanie, Ringier achète Edipresse A.S. Romania, une joint-venture du groupe éditorial suisse Edipresse et de l’entreprise de médias allemande Axel Springer.
 
2012
Marc Walder reprend les rênes
Marc Walder, jusqu’alors CEO de Ringier Suisse, devient le nouveau CEO de Ringier SA le 5 avril et prend la succession de Christian Unger. Walder impose la diversification de l’entreprise et ralentit le passage au numérique. Les activités numériques de Ringier sont intégrées dans la nouvelle unité Ringier Digital, qui regroupe Scout24 Suisse, anibis, gate24 et baugate24, les prestataires informatiques Xmedia et Geomatic ainsi que les plates-formes d’e-commerce Geschenkidee.ch et DeinDeal.ch, les prestataires informatiques Previon et Ringier Studios, ainsi que les activités récemment lancées par Ringier en Afrique. Le Publishing se développe aussi: le groupe Blick étend son domaine d’intervention, le Blick am Abend augmente son secteur de distribution de douze villes et Blick.ch devient le premier portail d’information de Suisse en atteignant la barre des 500 millions de clics. En septembre, Ringier annonce avec Tamedia la reprise de jobs.ch Holding SA, initialement une plate-forme suisse d’emploi en ligne, rachetée entre-temps par la filiale américaine Tiger Global Management. En novembre, la Commission de la concurrence accepte l’acquisition. C’est la plus importante transaction sur Internet que la Suisse ait jamais connu. Dans l’intervalle, Qualipet Digital et Omnimedia ont également rejoint le portefeuille de Ringier. Pour des raisons stratégiques, elles seront revendues en 2015. En novembre, après l’aval de l’autorité chargée des questions de la concurrence, Ringier Axel Springer Media SA reprend 75% des parts du premier portail en ligne polonais, Onet.pl. L’ancien propriétaire unique, TVN S.A., une des plus grandes chaînes de télévision polonaise, conserve 25% des parts. L’acquisition du plus grand portail d’emplois en ligne de Roumanie, eJobs.ro, achève l’année des grandes acquisitions. Entre-temps, Ringier a déjà investi CHF 1,4 milliard de francs suisses dans la transformation de son activité et a généré à l’échelle du groupe près de 25% du chiffre d’affaires grâce aux produits numériques.
 
2013
Le passage au numérique porte ses fruits
Ringier emploie désormais 7400 collaborateurs dans 14 pays, dont quatre pays africains. Le chiffre d’affaires avoisine le milliard de francs suisses. La stratégie consistant à trouver de nouvelles sources de recettes par la diversification dans les domaines Digital Business et Entertainment commence à porter ses fruits. En République tchèque, les activités de Ringier Axel Springer Media SA sont vendues; les annonces classées ady.ng sont lancées au Nigeria. Ringier vend ses parts dans le groupe AIO à l’actionnaire majoritaire Deutsche Entertainment AG, de sorte qu’elle ne détient plus de participations dans Good News, mais conserve néanmoins le festival à succès Moon & Stars à Locarno. Pour son cinquième anniversaire, Blick am Abend s’offre une présence sur Internet: blickamabend.ch est mis en ligne fin 2013. Un mois plus tard, blick.ch met en service une rédaction extérieure à Los Angeles, Californie, qui permet de maintenir le portail à jour en permanence. A la fin de l’année, Ringier peut reprendre le reste des parts de l’activité Scout24 en Suisse, qui appartenaient encore à Deutsche Telekom: une nouvelle étape pour l’entreprise. La transaction est finalisée en janvier 2014.
 
2014
Ringier devient actionnaire majoritaire du Temps
Le 11 avril, Ringier annonce la reprise à Tamedia de ses 50% du capital de la société commune ER Publishing SA, qui détient 92,5% du journal de référence genevois Le Temps. Le Temps rejoint ainsi le portefeuille de Ringier. Début 2014, Ringier acquiert une participation majoritaire dans Expat-Dakar.com, la première place de marché pour les annonces classées du Sénégal. La même année, Ringier lance au Ghana la plate-forme sportive allsports.com.gh et reprend en Tanzanie 51% du premier portail de petites annonces ZoomTanzania.com. A la fin de l’année, le concept d’informations nigérian de pulse.ng est repris avec succès au Ghana avec pulse.com.gh. Ringier est désormais présente dans cinq pays africains. Six plates-formes sont déjà leader sur leur marché national. En octobre, face au succès de la vente des activités en République tchèque, les portefeuilles de Ringier et Axel Springer en Hongrie sont regroupés dans une joint-venture. En Europe de l’Est, seules les activités en Roumanie n’appartiennent pas encore à la joint-venture. En juillet 2014, un partenaire américain rejoint Ringier: KKR, une société d’investissement d’envergure internationale, planifie une coopération à long terme avec Ringier dans le domaine des annonces classées et de la commercialisation. KKR reprend 49% des filiales de Ringier Digital SA, Scout24 Suisse SA et Omnimedia SA. En décembre, Ringier annonce la création d’une coentreprise avec Axel Springer Suisse; Ringier Axel Springer Medien Schweiz, un regroupement des portefeuilles de magazines.
 
2015
Nouvelles structures et entreprises
Ringier Digital SA réorganise ses activités de commercialisation: après l’intégration totale dans Scout24 Suisse SA, au début de l’année, de l’activité nationale de commercialisation d’Omnimedia SA, qui est déjà exploitée de façon exclusive pour Scout24 Suisse depuis plusieurs années, Cleoo Limited Corp. reprend le 1er juillet 2015 le reste de l’activité de commercialisation PME d’Omnimedia. Dans le domaine numérique, le groupe Ringier crée Digital Ventures, qui doit se consacrer à la recherche et au soutien de start-up numériques innovantes. La plateforme immobilière en ligne MyProperty.ph aux Philippines est vendue pour des raisons stratégiques. En Chine, Ringier vend des magazines spécialisés à son partenaire de toujours, Mike Hay.
 
2016
Management buy-out de Cicero et Monopol en Allemagne
En Allemagne, les deux titres de qualité Cicero et Monopol changent de main. Le rédacteur en chef de Cicero, Christophe Schwennike, ainsi qu’Alexander Marguier, rédacteur en chef adjoint de Cicero, ont repris ces deux magazines dans le cadre d’un management buy-out le 1er mai 2016.
Depuis le 1er janvier 2016, la joint-venture Ringier Axel Springer Suisse SA née d’une alliance avec Axel Springer en Suisse est opérationnelle. Cette nouvelle entreprise de médias rassemble toutes les revues des deux sociétés en Suisse, ainsi que les journaux Le Temps et Handelszeitung. Ringier Axel Springer Suisse produit près de 30 produits et imprime 500 éditions papier par an. Elle emploie environ 600 collaborateurs et son siège se situe à Zurich.
Ringier Africa et One Africa Media (OAM) ont fait fusionner leurs places de marché en ligne pour former le plus grand groupe d’Afrique spécialisé dans les petites annonces et le développer. Cette joint-venture porte le nom de Ringier One Africa Media (ROAM) et contient les principaux portails de petites annonces d’Afrique.
Au printemps 2016, la Mobilière, la plus ancienne compagnie d’assurance privée du pays, a racheté à KKR et à d’autres investisseurs 50% des parts de Scout24 Suisse SA, le premier réseau de places de marché en ligne de Suisse pour les véhicules, l’immobilier et les petites annonces. KKR, un investisseur de premier plan au niveau international, était entré dans le capital de Scout24 Suisse SA en août 2014. Ce partenariat réussi a considérablement boosté la croissance, celle-ci ayant largement dépassé les attentes des investisseurs. Ringier continue de consolider l’entreprise et en garde ainsi le contrôle.
Le 4 avril 2016, Admeira, l’organisation commune de commercialisation de Ringier, Swisscom et laSSR, a démarré son activité. Marc Walder figurait parmi les initiateurs de ce projet lancé le 17 août 2015. Ce projet visant à retenir davantage d’investissements publicitaires numériques en Suisse avait suscité la critique des concurrents et conduit au départ immédiat de Ringier de l’association Médias Suisses le 20 août 2015, seulement trois jours après l’annonce du lancement.
 
2017
Ringier réoriente son activité d’impression
Ringier SA réoriente son activité d’impression en fonction de l’évolution de l’environnement du marché suisse de l’impression. Ringier concentre donc son activité d’impression sur Swissprinters AG à Zofingue et prévoit de fermer l’imprimerie de journaux à Adligenswil fin 2018.
En novembre 2017, Ringier China Co Ltd, la filiale chinoise de Ringier SA, vend son programme d’édition à Ocean Strategies Advertising Ltd. Après une présence de longue date et réussie sur le marché chinois, Ringier entend à l’avenir se concentrer davantage sur le Vietnam et le Myanmar afin d’élargir son portefeuille dans les deux régions.
izzy est la nouvelle marque médiatique suisse de Ringier. Avec un mélange de divertissement intelligent et de sujets sociaux qui suscitent l’intérêt, la rédaction s’adresse à un public jeune et citadin, qui consomme principalement du contenu directement sur les réseaux sociaux.
En avril, les collaborateurs de Ringier Axel Springer Suisse emménagent dans les nouveaux locaux du Medienpark à Zurich-Altstetten.
 
2018
Bilanz fête ses 40 ans
En février 2018, Bilanz, le principal magazine économique suisse, fête son 40e anniversaire.
Lors de la Management Conference 2018, il est annoncé que Marc Walder, CEO de Ringier SA, acquiert 10% des actions de l’entreprise. Dans le cadre de la planification des générations de la famille Ringier, Robin Lingg assumera à moyen terme le poste de direction de la 6e génération.
En mars 2018, Ringier reçoit le BIGGIES-awareds prix «Best of Show» à New York pour le projet «Using advanced Artificial Intelligence to generate reader revenue and boost user engagement».
Après la phase bêta open de deux semaines, la nouvelle plateforme Blick.ch est mise en service avec une technologie essentiellement nouvelle, une mise en page soignée et un temps de chargement plus rapide. La base pour de nouveaux formats et extensions passionnants de Blick.ch est donc posée.
Ringier SA acquiert la plateforme d’offres d’emploi en ligne MyJobs.com.mm en collaboration avec son partenaire local Matrix Co. Ltd. Cette acquisition confirme que la stratégie de Ringier au niveau du marché numérique constitue un pilier stratégique important pour le groupe et que son objectif affiché est de devenir le leader dans le domaine du numérique au Myanmar.
La joint-venture entre Ringier Roumanie et le groupe médiatique sportif bulgare RINGIER SPORTAL S.R.L. reprend le magazine sportif roumain Gazeta Sporturilor. Le contrat porte à la fois sur la plateforme numérique GSP.ro et sur l’édition imprimée de Gazeta. La transaction fait de Ringier Roumanie le leader incontesté du marché des médias numériques dans le pays.
 
2019
Ringier Axel Springer organise la Press Freedom Conference à Bratislava
Le 5 mars 2019, Ringier Axel Springer, l’European Magazine Media Association (EMMA) et l’European Newspaper Publishers’ Association (ENPA) accueillent la Press Freedom Conference à Bratislava. La conférence a lieu un an après l’assassinat du journaliste Ján Kuciak et de sa compagne Martina Kušnírová.
Le livre de 320 pages de René Lüchinger, journaliste, auteur et publiciste suisse, est le premier compte rendu détaillé de la transformation de Ringier SA. «Ringen um Ringier» est publié aux éditions Steidl-Verlag et est illustré avec des œuvres d’art de la collection Ringier.
Il y a 60 ans paraissait la première édition de BLICK, et il y a 50 ans, la première édition du SonntagsBlick. Les deux anniversaires du groupe Blick seront célébrés avec des rétrospectives passionnantes et diverses actions avec les lecteurs.